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Lectures 18 à 21 : frissons en série

Lectures 18 à 21 : frissons en série

Je continue à épurer ma PAL, avec un maximum de diversification dans mes lectures. Pourtant, un thème commun prédomine : tous ces récits ont quelque chose d’effrayant.

Au menu de ces derniers mois, on trouve un peu de BD, un thriller envoûtant, un roman gothique qui me laisse perplexe et une nouvelle horrifique.

Tchernobyl – La Zone, Francisco Sanchez et Natacha Bustos

Encore un ouvrage que j’avais repéré il y a un moment et que j’ai pu trouver à la médiathèque. Dans cette BD, on suit l’histoire d’une famille de Tchernobyl, sur trois générations. Des quelques jours précédant le drame fatidique jusqu’à notre ère, tous les aspects des conséquences de l’explosion sont abordés.

Pour avoir déjà un peu creusé le sujet, j’ai trouvé le récit très bien documenté. Le fait de suivre une famille en particulier rend le propos d’autant plus émouvant. Au final, je suis presque restée sur ma faim, car une BD s’avère finalement bien courte pour représenter le séisme que la catastrophe de Tchernobyl a occasionné dans les vies de ces gens.

 

Mauvaise Etoile, R.J Ellory

Wow, wow, wow.
J’ai retrouvé dans Mauvaise étoile tout ce que j’avais aimé dans Seul le silence : un jeune homme résolument combattif, qui se débat à travers les mauvais sorts que la vie lui réserve.

Mauvaise Etoile, R.J Ellory

Il y a de meilleurs départs dans la vie que d’assister au meurtre de sa mère par son second mari, mais c’est pourtant ce qui arrive à Elliott Danziger et Clarence Luckman. Leur vie se résumera ensuite à l’orphelinat et aux maisons de correction, jusqu’à ce qu’un condamné à mort s’évade en leur compagnie. À partir de là, on suit leur road-trip sanglant et haletant.

Après plusieurs romans en demi-teinte, à mon goût, R.J Ellory renoue avec un récit passionnant, trépidant et envoûtant. L’écriture est fluide, précise mais jamais trop détaillée. Les personnages, même secondaires, prennent vie en quelques lignes et on s’attache immédiatement à eux.
Je déplore quelques facilités dans le scénario pour permettre la poursuite du récit mais soit. Après tout c’est de la fiction 🙂

 

Le Moine, Matthew Lewis

Une amie m’a offert ce livre en me vantant ses scènes terribles de viol, inceste, meurtre et j’en passe. Ce pitch hautement immoral me séduisait au plus haut point, mais il m’a fallu quelques années avant d’avoir le courage de m’atteler à la lecture du Moine.

Le Moine, Lewis

Précurseur de la littérature gothique du XIXème siècle, cet ouvrage paru en 1796 a notamment inspiré Ann Radcliffe ou Mary Shelley (Frankenstein). L’écriture est « d’époque », avec du vocabulaire et des tournures de phrases parfois datés, ce qui me rebutait un peu. Finalement, à part quelques passages un peu longs, le récit se lit avec grand plaisir et sans difficulté.

Malheureusement, les terribles actes qui m’avaient donné envie de lire ce roman surviennent bien tard dans le récit. S’il n’est pas totalement dénué d’intérêt, les deux tiers du roman ne différent pas beaucoup des histoires d’amours maudits et impossibles de l’époque. Le Moine a donc été une lecture plaisante mais pas inoubliable, dommage.

 

La Babysitter, Gudule

J’épure ma PAL numérique cette fois, avec ce court roman (ou plutôt cette nouvelle ?) achetée il y a fort longtemps lors des promos Bragelonne.

La Babysitter, Gudule

L’histoire se déroule un week-end d’août, dans une maison isolée de montagne. Lucie doit garder Violette et Cyril, jumeaux de 9 ans, tout un week-end. Les gamins réclament qu’elle leur raconte des histoires, mais on se rend vite compte de la cruauté des contes d’enfants. Ceux ci vont faire plonger Lucie dans ses souvenirs, provoquant drames et catastrophes, jusqu’à l’irréparable…

J’avoue, je ne m’attendais pas à un récit si trash en lisant ce court roman. Mais Gudule va au fond des choses et rien ne nous sera épargné, enfants ou pas ! Et franchement…j’ai kiffé ! Ici, on est loin du drame social de Chanson Douce. Dans ce huis-clos, on se rend vite compte que tous les personnages ont leur petit grain de folie (ou sont complètement tarés, ouais). L’enjeu du dénouement n’est pas tant une surprise que de savoir comment il sera amené. Je n’en dis pas plus ^_^

Malgré un style qui oscille entre simplicité extrême et tournures alambiquées, on se laisse vite prendre au jeu. Les personnages ne sont pas très fouillés, l’histoire est un peu caricaturale mais ça fonctionne. On tourne les pages parce qu’on veut savoir la suite autant qu’on la craint. Bref, j’ai dévoré ce court roman et je vous le recommande vivement, d’autant qu’il est systématiquement en promo lors de la « Grosse Opé » Bragelonne 😉

 

Il me reste un seul livre dans ma PAL physique, j’en ai un autre réservé à la médiathèque… Je sais presque de quoi sera faite ma fin d’année littéraire, avant que le gentil Papa Noël n’amène d’autres ouvrages.
Honnêtement, ça fait un bien fou de ne plus avoir ce poids de PAL dans un coin de la tête. Certains de ces livres y étaient depuis des années ! Je vais enfin pouvoir redécouvrir ma bibliothèque et explorer la médiathèque sans culpabilité, héhé 🙂

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