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[Séries] Sense8 et Big Little Lies

[Séries] Sense8 et Big Little Lies

Pour tout vous dire, je rédige habituellement mes articles mensuels au fil du mois, dès qu’un coup de cœur est susceptible de figurer dans l’une ou l’autre de mes rubriques. Ce week-end, j’ai donc commencé à rédiger la partie « Séries » de l’article du mois de juin puisque j’ai terminé coup sur coup Sense8 et Big Little Lies.
Et puis j’ai réalisé que l’article faisait déjà quasiment 1000 mots, juste pour cette sous-partie !

J’ai donc décidé d’en faire un article à part entière, car ces deux séries sont de réels coups de cœur et valent le détour.

Sense8

Sense8

La série du mois, c’est bien évidemment Sense8. Je vous expliquais le mois dernier que nous étions en plein visionnage de la seconde saison et paf, début juin Netflix annule la série, comme ça, sans explication. Malgré la mobilisation des fans, Netflix ne reviendra pas sur sa décision. Et maintenant que j’ai terminé de regarder la saison 2, qui se termine sur un cliffhanger de ouf, je suis encore plus amère de cette annulation.

Parce que Sense8, c’était la série feel-good par excellence. Imaginez, 8 personnes éparpillées aux quatre coins du monde : une PDG à Seoul, une DJ à Londres, un flic à Chicago, un conducteur de bus à Nairobi, une blogueuse à San Francisco, une chimiste à Bombay, un voleur de coffres forts à Berlin et un acteur à Mexico. Ces personnes découvrent qu’elles sont mentalement connectées entre elles. La phase de surprise et de découverte passée, elles se soutiennent les unes les autres en faisant bénéficier les autres sensates de leurs capacités et compétences.

Sense8 est une ode à l’entraide, à l’acceptation, à l’optimisme, à voir le verre à moitié plein quand vous êtes poursuivis par une organisation secrète qui veut votre peau. Franchement, je m’en fous presque de la storyline sur l’organisation secrète, tout ce que je veux ce sont des scènes où les sensates interagissent entre eux, comme la scène de leur anniversaire dans l’épisode de Noël :

J’ai beau l’avoir regardée des dizaines de fois depuis l’annonce de l’annulation, j’en ai toujours des frissons.

Sense8 est une série rare dans le paysage audiovisuel mondial. On a beau avoir une personne transsexuelle et deux homosexuels dans la série, leurs storylines ne tournent pas que autour de ça. Je dirais même que ça tourne rarement autour de ça, sauf quand d’autres leur rappelle cette situation (les parents de Nomi qui acceptent mal son changement de sexe, les producteurs de Lito qui craignent l’impact de son homosexualité sur les entrées de ses films ultra-virils). Et c’est exactement de ce sentiment de normalité dont on a besoin, à l’heure où la Manif pour Tous parade encore dans nos rues. L’acceptation passe par la représentation de cette diversité, qui existe et qui ne disparaitra pas en tirant le rideau dessus.

Je suis persuadée que Netflix a perdu une occasion rare de faire avancer les mentalités en annulant une série si progressiste, avec une fan-base peut être moindre que pour d’autres séries phares de l’entreprise, mais réellement investie.

#teamWolfgangNala #bringBackSense8

 

Big Little Lies

J’ai regardé Big Little Lies, un peu hasard. J’en avais entendu parler mais je ne savais pas à quoi m’attendre exactement. Des mères de famille d’une petite ville de la côte ouest des US, un meurtre, je pensais tomber sur un Desperate Housewives d’un nouveau genre.

Big Little Lies

En fait, trop pas. On lorgne plutôt du côté de True Detective, puisque chaque épisode nous permet de suivre le déroulement des événements qui ont conduit au meurtre, notamment via les interrogatoires des témoins. Peut-être que tout a commencé avec l’arrivée de Jane en ville, mère célibataire du petit Ziggy. Elle se liera rapidement d’amitié avec Madeline, mère au foyer d’une adolescente et d’une gamine de l’âge de Ziggy, et avec Céleste, ancienne avocate qui s’occupe maintenant de ses jumeaux (du même âge que les autres enfants).
Ou peut-être que tout a dérapé quand Amabella, la fille de Renata, ennemie absolue de Madeline, accuse Ziggy de l’avoir étranglée le jour de la rentrée scolaire.

On pénètre alors derrière les portes de ces splendides maisons, dans des familles et des couples qui ont l’air beaux, heureux, bref idéaux ! Mais bien sûr, nul n’est parfait et les fissures et les doutes apparaissent.

Big Littles Lies : Maison

Non mais regardez moi ce salon et cette vue ?!

Big Little Lies est une série sur le désir et la parentalité. On suit des gens confrontés à la difficulté à entretenir la flamme après des années de vie de couple et à inculquer des valeurs à leurs enfants quand leurs comportements ne sont eux-même pas forcément exemplaires.

Big Little Lies : Madeline

Il est difficile d’en parler davantage sans trop en dire et déflorer le cœur de l’intrigue. Je ne peux donc que vous conseiller vivement de regarder les sept épisodes qui composent la série. C’est remarquablement bien écrit et on ne s’ennuie pas une seconde. J’avais déjà parlé ici de ma difficulté à regarder des séries ou des films sans jouer sur mon smartphone, et bien je n’ai pas sorti mon iPhone une seule fois pendant le visionnage. Et mieux, moi qui ne suis pas forcément adepte du binge-watching (2 épisodes me suffisent amplement pour être lassée), j’ai regardé les sept épisodes en une semaine : trois le premier week-end, un lors d’une soirée en semaine et trois le samedi suivant, tellement je voulais savooooooir.

Big Little Lies : CélesteAu final, la résolution de l’intrigue est presque secondaire, par rapport aux émotions et réflexions soulevées par la série. On peut difficilement être plus éloigné de Desperate Housewives, où tout était prétexte à la comédie. Dans Big Littles Lies, on est frappés de plein fouet par le réalisme scènes vécues par les protagonistes.

Vous l’aurez vu sur ces captures, les décors sont juste dingues. L’esthétisme des scènes est formidablement retranscrit, mêlant couleurs chaudes et atmosphères cocooning dans les foyers les plus équilibrés, reflétant la froideur d’autres couples par les jeux de matières et de lumières dans leurs demeures. Les acteurs, et surtout les actrices, sont bluffants. Je ne sais pas s’ils ont eu des prix pour leurs interprétations, mais ça serait amplement mérité. Reese Witherspoon et Nicole Kidman, notamment, offrent une interprétation parfaite, sans faute et extrêmement puissante (mais là encore…je n’en dis pas trop ^_^)

Big Little Lies : Celeste

Et puis, elle est tellement belle…

Bonus : la bande originale est une pure pépite. Fait extrêmement rare, j’aime tous les titres qui la composent, dans des sonorités pop/folk parfaitement en accord avec le style de la série.

 

En conclusion, si vous avez du temps pour rattraper des séries cet été, voici mes deux recommandations : Sense8 et Big Little Lies.

 

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