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Lectures 10 à 13 : quatre lectures diversifiées

Lectures 10 à 13 : quatre lectures diversifiées

J’ai l’impression que ça fait une éternité que je n’ai pas parlé lecture par ici, alors que mon dernier article sur le sujet ne date que d’un mois. Je ne sais pas si c’est lié à une lecture particulièrement peu passionnante qui m’a paru durer des semaines, ou à ma récente envie de me mettre à lire plusieurs livres en même temps.

Cette prise de conscience est justement intervenue quelques jours avant l’article de Victoria sur le sujet. Je n’ai pas toujours le temps de me plonger dans mon roman en cours, surtout la semaine (je suis une lectrice de week-ends 😉 ) mais j’ai parfois de petits creux qui se prêtent bien à la lecture de nouvelles ou de BD (ou de poésie…si j’aimais la poésie ^_^)

J’ai donc tenté l’expérience avec L’Espace sans Gravité, que j’ai lu en parallèle de deux autres romans. Je suis assez satisfaite de l’expérience et je vais tenter de la poursuivre.

Et vous, est-ce que vous parvenez à avoir plusieurs lectures en cours ou pas du tout ? Le sujet m’intéresse, et il semble à peu près aussi tranché que « marques pages ou corner les pages des livres », héhé !

 

Joyland, Stephen King

Je l’ai déjà dit ici, je reçois chaque année un des derniers romans de Stephen King à Noël. Et chaque année, sa lecture est un moment hors du temps où je repars souvent pas très loin de Derry, dans le Maine. Mais pas cette fois. Cette fois, je suis allée à Joyland, en Caroline du Nord.

Nous sommes en 1973, Devin Jones a une vingtaine d’années, le cœur brisé et besoin d’un boulot pour l’été. Il est embauché à Joyland et découvre les dessous de ce petit parc d’attraction familial, ses traditions et son langage, où l’objectif est de vendre du bonheur aux Ploucs.
Il va également se faire des amis pour la vie, croiser la route d’une femme et son enfant malade, et enquêter sur le meurtre de la jeune fille qui hante désormais le Train Fantôme…du moins c’est ce qui se raconte…

Joyland est une nouvelle fois très éloigné des romans d’horreur habituels qui ont fait la renommée de Stephen King. Ce roman se rapproche davantage de 22/11/63, par exemple. Le fantastique est à peine présent et ne sert que de prétexte à la trame policière de l’histoire. Mais ce n’est pas pour autant un vrai policier, car l’enquête arrive bien tard dans le roman. Non, Joyland est juste une tranche de vie, une ode à l’époque où les entreprises de divertissement familiales existaient encore, une époque où les lois et réglementations n’avaient pas encore broyés la passion et la magie de tels lieux.

Mais peu importe, car le talent d’écriture du King est bel et bien là. En quelques mots, quelques phrases, nous voici transportés sur cette plage de Caroline du Nord. Quelques paragraphes plus loin, on a presque l’odeur des hot-dogs dans les narines tandis qu’on se dirige vers la Grande Roue de Joyland.

 

Au temps où la Joconde parlait, Jean Diwo

Pfiouuuuuuu. Je viens de refermer ce livre à l’instant et j’enchaine directement sur ma critique pour en être absolument débarrassée, tant cette lecture a été un fardeau. J’ai dit « fardeau », mais pas « calvaire », car l’écriture est vraiment agréable et le style de l’auteur très fluide. On sent que Jean Diwo a fourni un impressionnant travail de recherche pour nous narrer les vies entremêlées des peintres de la Renaissance italienne. On commence par Antonello de Messine et on va jusqu’à Michelangelo, en croisant Leonardo Da Vinci, Botticelli, Raffaello… Les plus grands mais aussi les moins illustres de leurs compatriotes sont dans ce récit.

Et puis c’est tout. C’est tout, parce que ce roman n’est guère plus qu’une biographie de tous ces artistes, légèrement remis dans le contexte des événements de leur époque. Il n’y a pas d’intrigue, pas d’histoire, pas de scénario. Et ça dure 500 pages…. Heureusement que le style est agréable, ça m’a permis de rusher la lecture du roman en quelques jours sans trop de difficultés, mais également sans passion. Dommage !

 

 

L’Espace Sans Gravité, Florence Porcel

Pour mon anniversaire, j’ai eu l’excellente surprise de découvrir dans ma boite aux lettres ce recueil d’anecdotes spatiales. J’ignorais l’existence de ce bouquin mais mes copines ont vraiment tapé dans le mille avec ce chouette cadeau.

Florence Porcel narre de manière humoristique et précise trente-et-une anecdotes, des origines de la conquête spatiale, jusqu’aux plus récents succès, mais aussi échecs, de la NASA, l’ESA ou SpaceX. C’est bien écrit, extrêmement bien vulgarisé (même ce passage complètement dingue sur le message d’Arecibo) et totalement abordable pour les néophytes. Mais ceux qui s’intéressent déjà au sujet ne sont pas en reste, car les thèmes abordés sont suffisamment vastes pour apprendre de nouvelles choses.

J’ai beaucoup aimé le ton employé, mais j’avoue que j’ai parfois eu l’impression d’un remplissage humoristique et qu’on aurait pu ajouter trente autres anecdotes si l’auteure allait droit au but. Enfin je chipote, les différents récits sont vraiment agréables à lire, résolument féministes, et c’était le bouquin parfait pour tenter de lire plusieurs livres simultanément.

 

Eleanor & Park, Rainbow Rowell

Décidée à me changer les idées après ma laborieuse lecture d’Au Temps où La Joconde Parlait, je suis passée à la médiathèque dans l’idée de me trouver des lectures 100% plaisir. Et j’ai sauté sur l’occasion de lire enfin le fameux Eleanor & Park, que je n’avais encore jamais vu en rayon, à cause de son grand succès.

Nous sommes en 1986. Eleanor est rousse, un peu ronde, et surtout elle est nouvelle dans ce lycée. Park est plutôt introverti, d’origine Asiatique et invite Eleanor à s’assoir à côté de lui dans le bus qui les conduit à l’école. Et bien sûr, de trajets en trajets, ils vont tomber amoureux…

C’était le roman parfait, doux, tendre et pas prise de tête. Rainbow Rowell parvient à capturer précisément ce qui anime tout adolescent qui tombe amoureux pour la première fois. Elle retranscrit exactement cette sensation que rien d’autre ne compte et qu’en même temps, tout compte, chaque moment, chaque seconde, et ce même si on a l’éternité devant nous.

L’auteure parvient aussi bien à capturer les premiers émois adolescents que la difficulté à s’entendre avec ses parents pendant cette période troublée. Eleanor vit dans une famille recomposée dysfonctionnelle, totalement sous la coupe de son beau-père, et ils ne roulent pas sur l’or. Inutile de vous dire que les relations avec sa mère et son beau-père sont pour le moins problématiques. Park, malgré des parents aimants, ne peut empêcher les conflits et les incompréhensions.

Bref, ce roman est un petit bijou à lire, que ce soit pour savourer une belle histoire d’amour, ou pour retrouver son adolescence (et savourer d’en être sorti, aussi ^_^)

 

Le prochain bilan lecture devrait vraiment être plus tard qu’habituellement, car j’ai aussi emprunté à la médiathèque le premier tome du Siècle, de Ken Follet. Après avoir dévoré Les Piliers de la Terre en saga estivale il y a deux ans, j’ai décidé de remettre ça. Mais le premier volume fait déjà 997 pages… 😀

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