Arlandria

Mai 2017

Mai 2017

En mai, fait ce qu’il te plait nous dit le dicton. Et avec tous ces jours fériés, ce n’est pas bien difficile de s’exécuter 🙂 Ce mois ci, il y a eu de belles balades entre deux averses, beaucoup de lectures (avec déjà un article publié), des jeux vidéos (avec un autre article publié concernant The Wolf Among Us), beaucoup de séries visionnées et des films de qualité.

C’est parti pour le bilan de ce mois de mai 2017 !

Séries

On déguste, petit à petit, la saison 2 de Sense8 mais j’attends d’avoir vu tous les épisodes pour vous en parler.

Par contre, puisqu’on les regarde au fur et à mesure de leur diffusion US, je peux vous parler des dernières saisons de The Big Bang Theory et Brooklyn Nine-Nine, qui viennent de s’achever.

On ne présente plus The Big Bang Theory, la sitcom de geeks qui en est aujourd’hui à sa dixième saison. Si elle n’est plus aussi novatrice, geek, ni même aussi drôle qu’à ses débuts, elle reste un guilty pleasure assumé. Je sais que rares seront les épisodes à me faire rire aux éclats et qu’ils seront aussitôt vus, aussitôt oubliés. Pourtant, j’ai été particulièrement attendrie par l’évolution de Sheldon et de sa relation avec Amy cette saison. Mon petit coeur de shipper*, en berne depuis des années, a repris du service et ça fait plaisir.

Brooklyn Nine-Nine, c’est tout l’inverse. Il se passe rarement une demi-saison sans que ces flics déjantés d’un commissariat new-yorkais ne suivent une storyline dense qui mette en danger l’équilibre du « Nine-Nine ». La quatrième saison ne fait pas exception à la règle. Après des aventures aux rebondissements de plus en plus fous, la saison se termine sur un cliffangher qui éloigne une partie des membres de l’équipe du « precinct ».

Mai 2017 : Brooklyn Nine-Nine
C’est actuellement notre sitcom préférée et je manque de superlatifs pour décrire l’espèce de folie heureuse qui habite chaque personnage. Entre Hitchcock et Scully, les flics notoirement incompétents, gourmands et feignants, Amy Santiago, l’obsessionnelle compulsive des règles, des normes et de la réussite, Terry Jeffords, qui parle de lui à la troisième personne et qui cache un énoooooorme cœur sous son imposante musculature… sans oublier le captain Holt, chef d’équipe noir homosexuel, possesseur d’un corgi prénommé Cheddar, absolument pince sans rire…il est impossible de ne pas craquer. Cette vaste diversité de personnages permet aux scénaristes d’éviter à la fois les stéréotypes et les blagues sexistes/racistes/etc… qui font habituellement fureur dans ce type de sitcom et de proposer un show progressiste où personne n’est défini par sa couleur de peau, son sexe ou sa sexualité.

*shipper : afficher sa préférence pour un couple de fiction. Par exemple, dans Buffy, vous pouvez shipper Angel & Buffy, ou bien Buffy & Spike, ou Spike & Drusilla, etc…

Films

On a un petit rituel et chez nous, le dimanche soir est dédié au visionnage d’un film. Comme on a toujours un mal fou à choisir quoi regarder, on fonctionne beaucoup par thématique. Il y a quelques années, on a par exemple revu tous les James Bond. On avait également consacré plusieurs semaines à regarder les films les plus connus d’Hitchcock mais on avait laissé Le Crime était Presque Parfait de côté. Jusqu’à ce mois ci donc.

Dans ce quasi huis-clos, on suit le déroulement du plan machiavélique de Tony, qui souhaite tuer sa femme infidèle et assurer financièrement ses arrières. Mais la réalité n’a rien à voir avec les romans policiers qu’écrit justement l’amant de madame, et le scénario se déroule avec quelques accrocs…

Mai 2017 : Le Crime était presque parfait

J’adore ces films des années 50/60 avec leur côté légèrement désuet parce qu’ils sont radicalement différents de ce qu’on peut voir au cinéma de nos jours. Le Crime était Presque Parfait est incroyablement lent dans l’avancée du scénario mais chaque scène et chaque détail compte. En conséquence, j’ai été complètement happée par l’histoire et quand, aux deux tiers du film, j’ai commencé à relâcher mon attention, un nouvel événement perturbateur est venu tout remettre en question. Le dénouement final est relativement classique et s’annonce sans bruit. Mais il est de ceux qui vous font gratter la tête en vous repassant l’ensemble du film en mémoire pour essayer de comprendre tous les retournements de situation.

Si on fait abstraction de la représentation de la femme à l’époque qui me fait toujours grincer des dents, c’est un délice de faire une plongée 60 ans en arrière pour visionner un film de telle qualité.

On a également enfin vu Les Infiltrés, dont j’avais longtemps repoussé le visionnage parce que j’avais cet à priori (pas totalement infondé) : les films d’infiltration/espionnage sont super chiants.

Mai 2017 : Les Infiltrés

En 2h30 (!!), Les Infiltrés m’ont prouvé l’inverse, avec un scénario un peu prévisible mais très bien fait et une réalisation impeccable. Franchement, rares sont les films que je regarde sans jouer sur mon smartphone mais cette fois ci, je n’en ai même pas ressenti le besoin. En même temps, vu la subtilité de l’histoire, décrocher plus de cinq minutes aurait été fatal à la compréhension du film.
J’en avais entendu beaucoup de bien mais je suis donc en mesure de confirmer : regardez Les Infiltrés, c’est bien.

Sorties

On s’y était pris trop tard pour avoir des places lors des précédentes éditions de Pint of Science mais cette année, on était au rendez-vous !

Pint of Science, c’est quoi ? C’est trois soirs de conférences scientifiques dans les bars et pubs de votre ville. Originaire d’Angleterre, cette manifestation est arrivée dans trois villes françaises il y a quatre ans et compte désormais 33 villes participantes !

Manque de chance, nous n’avons pas eu de coup de cœur particulier pour l’un des thèmes bordelais cette année mais la conférence sur Venise et son histoire nous semblait suffisamment intrigante pour qu’on lui donne sa chance.

Bien nous en a pris, car les présentations étaient à la fois accessibles, riches en anecdotes et intéressantes. Je déplore seulement le manque de supports graphiques qui auraient pu accompagner les propos des intervenants, surtout sur un sujet aussi visuel que la ville de Venise.

D’ailleurs, saviez-vous qu’à l’époque de la République de Venise, l’intérêt commun primait sur l’individualité et qu’il était interdit de construire une statue représentant un citoyen ? Alors quand un riche condottiere indique dans son testament léguer sa fortune à la ville en échange d’une statue place Saint-Marc, on trouve une astuce pour le reléguer devant la Scuola San Marco ^_^
Et saviez-vous que de toute la République, sur plusieurs siècles, Venise n’a jamais succombé aux attaques ennemies, même quand l’ensemble des puissances européennes se sont liguées pour l’attaquer ?

Moralité, on sera là l’année prochaine, avec peut être un sujet plus scientifique pour varier les plaisirs 🙂

Musique

Contrairement au mois dernier, j’ai hésité entre pas moins de quatre titres à vous présenter. J’ai découvert de jeunes artistes prometteurs mais aussi des groupes de rock déjà installés et connus auxquels je n’avais jamais prêté attention.
Et puis… Chris Cornell est décédé et j’ai hésité à vous partager le titre d’Audioslave qui a accompagné mon adolescence et avec lequel je l’ai découvert, Be Yourself. Mais soyons honnêtes, si vous connaissiez et aimez Chris Cornell, vous n’avez pas besoin que j’en remette une couche parce que vous avez probablement déjà réécouté quelques titres d’un de ses groupes, comme Soundgarden. Et si vous ne connaissiez pas, soit vous avez fait vos recherches, soit vous vous en foutez.

Alors place aux jeunes, place aux nouveaux talents et à Dagny, une chanteuse norvégienne de 26 ans qui m’a enchantée avec son titre ultra-punchy Backbeat.

Ainsi s’achève le mois de mai 2017 et son cortège de jours fériés. Je vous souhaite bon courage pour le mois de juin, dernière ligne droite avant les vacances, si vous avez la chance d’en prendre cet été 😉

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