Arlandria

Avril 2017

Avril 2017

Je vous en parlais le mois dernier, j’avais un gros projet en cours pour avril 2017. De fait, avec mes amies d’enfance, nous avons concocté une énorme surprise : un bar à sirops, avec photobooth, projection d’une vidéo souvenir, et un livre d’or à remplir par les invités du 30ème anniversaire de la dernière de nos copines à franchir ce cap. J’aurais pris un temps fou, au cours des douze derniers mois, pour concevoir les différentes surprises qui ont émaillées chacun de leurs anniversaires. Mais ça m’a permis de réaliser que j’avais une chance folle d’avoir toujours ces filles formidables dans ma vie, malgré la distance, les conflits, les incompréhensions et les chemins différents que la vie a tracé pour chacune d’entre nous.

Trêve de sentimentalisme :), il est temps de faire le point sur les autres activités marquantes de ce joli mois d’avril.

Séries

Vous allez voir que la sous-parties « Sorties » va être assez légère ce mois-ci, parce qu’on a privilégié les apéros avec les copains quand il faisait beau et les soirées tv-séries quand il faisait moche. Ce qui nous a permis de finir The Night Of, que j’avais mentionné le mois dernier.

Dans cette mini-série de huit épisodes, Nasir Khan est un étudiant bien sous tous rapports, d’origine pakistanaise et résidant à New-York. Un soir, il fait la rencontre d’Andrea, qui le ramène chez elle, l’incite à prendre de la drogue, à boire et à coucher avec elle. Lorsqu’il se réveille quelques heures plus tard, Andrea est morte, poignardée de multiples coups de couteaux. L’engrenage judiciaire se met alors en marche pour Nasir, principal suspect.

The Night Of : affiche

Je m’attendais à une série purement policière, mais ça n’en est pas vraiment. Alors oui, on suit l’enquête jusqu’au procès, mais le scénario s’attarde bien davantage sur les rouages de la justice américaine, ses failles et ses conséquences, que sur la recherche du coupable. On suit en parallèle plusieurs aspects de l’histoire, tous étroitement mêlés. D’un côté, on a l’incarcération de Nasir, et sa survie en prison. En tant que sage étudiant, il est confronté à un milieu à mille lieux (ah ah…) de son quotidien. On assiste, impuissants, aux difficultés auxquelles font font face sa famille. En plus des problèmes financiers posés par le coût d’un avocat et du procès, l’origine pakistanaise de Nasir les met directement face au racisme et à la suspicion de la part de leurs proches . On suit également l’avancée de l’enquête, menée par un flic obstinément aveuglé par prouver la culpabilité de Nasir. Et enfin, on suit la lutte entre un cabinet d’avocats désireux de prendre l’affaire en main pour la médiatisation qu’elle représente, face à un avocat abonné à la défense de petits délits pour qui c’est l’affaire de sa carrière.

The Night Of : Nasir

The Night Of est une magnifique série dramatique, dont les personnages sont incarnés par des acteurs ultra-talentueux, et qui ne rencontre étonnamment pas  le succès et la popularité qu’elle mérite. Je n’ai pas vu American Crime Story, mais je pense qu’elle s’en rapproche davantage que des Experts par exemple. Et c’est un must-see en ce qui me concerne.

 

On a également fini Broadchurch, qui signe une saison 3 absolument impeccable, dans la droite lignée de la saison 1. Pour cette ultime saison, la série parvient à aborder avec justesse le thème du viol, lorsqu’une quinquagénaire, Trish Winterman, est violée à une soirée. L’enquête de Hardy et Miller, fidèles au poste, permet de soulever des sujets forts. La culpabilité des victimes face à une agression et la question de savoir qui porte responsabilité de l’attaque sont abordés, ainsi que le slut shaming. Les réactions de Hardy, en tant qu’homme, me semblent parfaites : compréhensives, empathiques, sans pour autant parler à la place des femmes.

On suit également le difficile travail de Mark et Beth Latimer pour gérer leur deuil post-procès, qui a eu lieu en saison 2. On assiste également à la transformation des modes de communication, avec le travail de la responsable du journal qui évolue, ou des mœurs de société, à travers le personnage du prêtre. Là aussi, les trajectoires sont différentes, se croisent et se rencontrent, mais avec simplicité et crédibilité.

Je dis toujours que les meilleures séries savent quand elles doivent s’arrêter, et c’est manifestement le cas avec Broachurch, même si personnellement j’aurais aimé qu’elle continue de nombreuses années.

Films

Je l’attendais comme le messie, ce mois ci marquait la sortie du film live action de La Belle & La Bête \o/ Je suis une inconditionnelle du dessin animé, au même titre qu’Aladdin ou Le Roi Lion. Mais j’avoue que je me sens beaucoup plus proche de Belle que d’aucune autre princesse Disney, sans doute à cause de sa passion pour la lecture. J’étais un véritable rat de bibliothèque gamine, au point d’avoir toujours deux ou trois livres en cours, et de lire à table (au grand désarroi de mes parents)

Alors autant vous dire que cette adaptation n’avait pas le droit à la moindre erreur. Et pourtant, aussi hautes que soient mes attentes, elles ont été comblées au delà de mes espérances. Les personnages et les décors incarnent à merveille la façon dont je me les représentais, au point que visualiser des extraits du dessin animé me semble désormais « étrange » et manquer de relief.

L’histoire est respectée, à part quelques détails sans réelle importance (le mouton à qui Belle lit son histoire pendant la première chanson, dans le village; la machine du père de Belle au début du film, notamment)(j’ai dit que j’étais Fan ? ^_^) mais les ajouts et enrichissements aux backgrounds des personnages sont à la fois bien trouvés et suffisamment intéressants pour ne pas être en trop.

Bref, c’est rare que j’ai un tel coup de cœur, au point d’être impatiente de la sortie BluRay pour pouvoir revoir le film 🙂

Sorties

On a fait tellement peu de sorties, que je vais vous parler d’un chouette endroit testé en réalité le 30 mars. J’espère que vous me pardonnerez 😉

C’est à la demande d’amis désireux de tester un bon endroit où déguster des planches de fromage (mais aussi de charcuterie) que nous sommes allés au Bistrot du Fromager, 73 quai des Chartrons, à Bordeaux.

Bistrot du Fromager

Nous avions déjà testé cet endroit plusieurs fois auparavant, et l’accueil agréable des patrons, couplé à la qualité des fromages, fait que nous y sommes revenus avec plaisir. Je déplore toutefois la petite taille des portions de fromage qui nous ont été servies cette fois, mais nous avions toutefois pas mal de produits différents à déguster. Et j’imagine que le contenu de l’assiette dépend des arrivages. En l’occurrence, le bistrot propose également tous ces fromages à emporter, et j’ai été un peu déçue de constater qu’il n’y avait pas de cœur de Neufchâtel. Ça sera pour une prochaine fois !

Musique

Je traverse une de ces périodes où rien ne me plait assez pour que je l’écoute en boucle. Dans ce cas, je reviens aux valeurs sûres, aux titres écoutés des milliers de fois, ceux qui nous ramènent instantanément à cette période si particulière de la fin des années 90, les balbutiements d’Internet, la vie devant nous et l’impression que tout se passera bien, toujours. Une période marquée par la victoire de la France à la Coupe du Monde et le triomphe de la France black-blanc-beur, qui nous parait si loin à l’heure où Marine Le Pen accède au 2nd tour de la Présidentielle…

 

On se retrouve le mois prochain, en croisant les doigts pour que tout ne s’effondre pas d’ici là…

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