Arlandria

Mars 2017

Mars 2017

Avec plein de projets en cours, le mois de mars 2017 est passé à une vitesse folle. Nous avons d’abord passé un long week-end à Berlin, avant d’enchainer sur un concert et pas mal d’apéros lorsque la météo nous a permis de nous croire au printemps. Puis je me suis attelée à un beau projet pour l’anniversaire d’une amie qui aura lieu le mois prochain. De fait, avril promet d’être aussi chargé, mais je crois que je préfère mille fois ça à la monotonie de l’hiver.

Séries

Pas grand-chose à signaler côté séries (on ne peut pas tout faire ^_^) Nous poursuivons tranquillement le visionnage de Malcolm in the Middle et nous suivons assidument la saison 3 de Broadchurch. Après une saison 2 légèrement en dessous de la première, le troisième chapitre de la série met la barre très haut en abordant les thèmes de la sexualité et du viol. Nous n’en sommes qu’à l’épisode 4 mais pour le moment, c’est un sans faute dans le traitement de ces sujets.

Broadchurch

Nous avons également commencé une série prometteuse et étonnamment peu connue : The Night Of. Mais je vous en reparlerai probablement le mois prochain, parce qu’il me parait impensable qu’on n’ait pas fini de la visionner d’ici là #addict

Films

Ce mois ci, nous avons été bien plus inspirés en films qu’en séries !

Nous avons d’abord vu l’excellent film d’action John Wick, dans lequel Keanu Reeves (<3) incarne un ancien tueur à gages dont la femme décède, lui laissant un chiot, lui même assassiné par une bande de malfrats russes. Pas content du tout, Keanu va leur botter l’arrière-train. Alors oui, ce film n’est pas une œuvre philosophique de haute volée mais ça reste un film d’action honnête et divertissant. J’ai trouvé la réalisation et l’esthétisme franchement réussis (et puis Keanu <3)(je sais, je me répète)

Nous avons également vu le film Fargo, duquel est inspiré la géniale série dont je vous ait déjà parlé (ici et ) S’il n’atteint pas l’excellence de la déjantée saison 1, j’ai quand même beaucoup aimé ce récit qui permet d’expliquer certaines choses de la première saison ou de faire des clins d’œil à la série.

Mais nous avons surtout vu, coup sur coup et totalement par hasard, Idiocracy puis Sausage Party.

Idiocracy

Idiocracy raconte l’histoire d’un militaire moyen, cryogénisé en 2005 pour une durée prévue d’un an et qui est malencontreusement « décongelé » en 2505. Malheureusement, comme les personnes dotées d’un QI plus faible ont tendance à davantage se reproduire, et les hauts QI à attendre le bon moment pour avoir un enfant, avant de réaliser qu’ils n’ont rien en commun, se séparer et finalement ne jamais avoir de lignée, la moyenne du QI de l’humanité n’a fait que décroitre. Notre militaire moyen se retrouve donc dans un monde totalement barré où tout est plus « great » et où ce qui est labellisé « ass » et « balls » fait vendre. Les déchets s’empilent, l’émission la plus populaire du moment met en scène un mec qui se prend des coups dans les couilles, le film qui cartonne au box-office montre un cul en gros plan, et tout le monde le vit bien.

Toute ressemblance avec l’Amérique d’aujourd’hui est bien évidemment fortuite, puisque le film date justement de 2005. Reste que ça n’en est pas moins inquiétant… J’ai vraiment l’impression que c’est vers ce genre de monde qu’on se dirige et, assez ironiquement, je suis encore plus confortée dans mon choix de ne pas avoir d’enfant.
Si le sujet vous intéresse, Slate a fait un article intéressant sur le film.

Puis nous avons enchainé sur Sausage Party, ce film d’animation qui avait été tant décrié par la Manif Pour Tous (= une raison supplémentaire de le voir, à mon avis, héhé).

Sausage Party

Le pitch, si vous ne le connaissez pas, c’est que les aliments de supermarché sont persuadés d’être « choisis par Dieu » lorsqu’un humain les emmène et que les portes du magasin sont l’accès à l’ « Au-delà ». Ils vivent donc dans l’attente de ce moment magique où ils atteindront le bonheur ultime. Sauf que, forcément, ils découvrent vite que la vie chez un humain ressemble davantage à l’Enfer qu’au Paradis…

Je ne m’attendais pas à grand-chose mais j’ai finalement bien ri. C’est cru, trash et pas très fin mais la critique sous-jacente de la religion et du conformisme est excellente. Contrairement à ce qui avait été suggéré par la Manif pour Tous, l’aspect sexuel de la vie des aliments n’est pas si présent, c’est vraiment la religion et la société de consommation qui en prennent pour leur grade. Mais je suis sûre qu’il y a tout un tas de niveaux de lecture dans ce film qui le rendent très intéressant à analyser. Dommage qu’il ait été réduit au qualificatif de « film d’animation porno » parce qu’il est vraiment plus subtil et riche que ça. A voir.

Sorties

J’ai beau chercher dans les tréfonds de ma mémoire, impossible de me souvenir comment j’ai découvert Royal Republic. Par contre, je suis sûre d’une chose : la première de leurs chansons que j’ai entendu était « Everybody wants to be an astronaut« . J’avais été immédiatement happée par l’énergie et la bonne humeur du groupe. C’est donc avec une joie immense que j’ai découvert, il y a quelques mois, qu’ils allaient se produire au Rocher de Palmer, près de Bordeaux.

Et en toute franchise, c’est avec une joie encore plus immense que je suis sortie de leur incroyable concert en début de mois ! Déjà parce qu’on a eu non pas une, mais deux premières parties de qualité : The Whools et Tim Vantol. Quand on sait à quel point une première partie pas trop chiante est rare, on mesure notre chance lorsqu’il y en a deux.

Ensuite, parce que le leader de Royal Republic est tout simplement incroyable et formidable. Il échange beaucoup avec le public, partage des anecdotes sur son enfance, et fait intervenir Weekend Man, la création mythologique du groupe qui leur permet de ne faire des concerts que le samedi soir. Mais croyez moi, il n’était pas du tout dimanche quand il a fallu que je me lève le lendemain pour aller travailler, après 5 petites heures de sommeil 🙁
Le groupe ne se prend pas au sérieux, c’est clair, et nous gratifie d’une reprise country (?!) d’ « Addictive« , un autre de leur titre que j’apprécie tout particulièrement pour l’ironie de ses paroles. Avec des phrases comme « I’m addic dic dic dic dicted to you », il devient facile d’entendre « I’m a dick, dick, dick, dick, dick to you » (to be a dick = être un connard)

Bref, si vous aimez le rock, n’hésitez pas à aller voir un concert de Royal Republic. Ou même deux, puisque c’est cherchant des infos sur le groupe sur le net lors du trajet retour que je me suis rendue compte qu’on les avait déjà vu en concert O_o En effet, ils ont fait la première partie d’Offspring au Zénith de Paris, en 2011 \o/

Musique

La première fois que j’ai entendu ce titre sur Spotify, j’ai cru à un nouveau single de U2 à cause de la voix du chanteur. Pourtant, il n’en est rien puisqu’il s’agit d’un morceau extrait du dernier album du groupe canadien Arkells.
Je suis toujours surprise de voir le nombre incroyable de groupes et d’artistes qui existent en dehors des poids lourds du milieu. J’espère que la découverte vous plaira autant qu’à moi.

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