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Mes lectures de la fin 2016

Mes lectures de la fin 2016

Depuis ma dernière chronique lecture de 2016, j’ai lu 11 livres, bien aidée il est vrai par une semaine de vacances en famille, trois en Indonésie et une dernière à Noël. Comme il m’est impossible de ne pas parler de tous, ne serait-ce que pour vous éviter les mêmes déceptions potentielles que moi, j’ai classé ces lectures en trois catégories. J’ai essayé de faire court…mais je n’y suis pas vraiment arrivé, désolée ^_^

Les déceptions

La Gloire de Mon Père & Le Château de Ma Mère, Marcel Pagnol

Je me réjouissais d’avance à l’idée d’embarquer pour une épopée grandiose dans les collines vallonnées du sud de la France, avé l’accent, mais première surprise : j’ai trouvé les romans au rayon jeunesse de ma médiathèque. Avec à peine plus de 200 pages chacun,  mes désirs de récits épiques ont pris un premier coup dans l’aile.
Pas découragée, j’ai entamé ma lecture. Le premier roman présente les personnages, et l’installation au fameux « château » avant une interminable partie de chasse. Le second roman, qui démarre peu de temps après le premier, est un peu plus diversifié dans ses faits, puisqu’on suit à la fois les péripéties de la famille pour accéder au fameux château et l’amitié entre Marcel et un petit garçon du village.

Si j’ai apprécié mes lectures, j’en garde un souvenir un peu fade et j’avoue être restée sur ma faim. J’ai aimé les descriptions sur les mœurs de l’époque, comme quand Marcel parle de ces gens qui apprennent à faire du vélo ou la haine de son père, instituteur, pour le clergé dans cette période de séparation de l’Église et l’État. Mais il n’y a aucun développement sur ces aspects et ces Souvenirs d’enfance ne mentent pas sur leur contenu : ce sont des souvenirs, romancés, propres à faire rêver les enfants de cachette dans des grottes, de jeux de cow-boys et d’indiens et de balades dans la garrigue.

Ne le dis à personne, Harlan Coben

Voilà un thriller que je dois lire depuis des années (il est sorti en 2001) et je me dis qu’en effet, j’aurais dû ! Sans doute novateur à son époque, ce roman n’offre aujourd’hui plus aucune surprise tant ce style du héros-seul-contre-tous qui va de trahison en retournements de situation a été repris à toutes les sauces. C’est un bon roman en soi, qu’il est toujours intéressant de lire pour voir d’où vient la mode des thrillers à rebondissements mais il ne m’a pas laissé un grand souvenir. Pour tout vous dire, je l’ai lu il y a 4 mois et j’ai quasiment oublié de quoi ça parlait…

Fantômes, Joe Hill

Pour ceux qui ne le sauraient pas, Joe Hill est le fils de Stephen King et ses écrits sont un peu dans la même veine : on touche au surnaturel, au paranormal et à l’étrange. Mais Joe Hill a une touche encore plus barrée que son illustre père. Là où les récits de King s’ancrent fermement dans la réalité, Hill part totalement en vrille.

J’avais beau être au courant, ce recueil de nouvelles de styles totalement différentes m’a laissé perplexe. C’est tour à tour poétique, effrayant, romantique, triste, émouvant mais j’ai eu du mal à rentrer dans ces courtes histoires. Plus d’une fois, je me suis retrouvée à me dire « mais…what the fuck ?! Ça n’a aucun sens ?! » Je ne peux pas dire que j’ai détesté mais je n’ai pas franchement aimé non plus.

 

Les livres biens-mais-pas-transcendants

Soviet Ghosts, Rebecca Litchfield

Soviet Ghosts, Rebecca Litchfield

Soviet Ghosts, Rebecca Litchfield

Ce livre de photos d’endroits soviétiques abandonnés est franchement magnifique. L’impression est très belle et j’ai adoré me plonger dans ces lieux désertés (ma grande passion, comme vous le savez)

Seul bémol, les textes qui accompagnaient les photos étaient un peu trop philosophiques pour moi. Je m’attendais à davantage d’explications sur les fonctions des lieux visités du temps de leur splendeur, pas à une dissertation sur le souvenir du temps qui passe.

Seul Sur Mars, Andy Weir

Si vous avez vu le film, vous avez quasiment lu le livre. L’adaptation est très (trop) fidèle, et je m’en souvenais beaucoup trop bien pour être surprise par ma lecture. Ça reste un bon bouquin, lu avec plaisir.

Entremonde, Neil Gaiman et Michael Reaves

J’ai beaucoup aimé ma première incursion dans le monde réputé de Neil Gaiman. Le roman raconte comment Joey, un adolescent banal, se retrouve propulsé dans des mondes parallèles, au cœur d’une immense bataille entre magie et science. Les descriptions de phénomènes quasi-cosmiques sont très imagées et facilement compréhensibles, notamment grâce à l’humour de Joey qui se raccroche à ce qu’il peut pour ne pas devenir dingue.

Mon seul regret est que le roman soit assez court, alors que le monde (ou plutôt les mondes) décrit(s) a(ont) un potentiel d’histoires et d’aventures quasiment infini. En tout cas, ça m’a donné encore plus envie de découvrir les autres romans de Neil Gaiman.

Loin de la Foule Déchainée, Thomas Hardy

J’ai rejoint le Club de Lecture de Victoria en septembre, pour cette lecture britannique du XIXème siècle. Le thème du mois me correspondait tout à fait, car j’adore cette période de l’Histoire et j’avais bien envie de lire davantage de romans qui y sont consacrés.

En outre, cette lecture était assez plaisante. J’ai aimé les descriptions des modes de vie, des mœurs de l’époque, où les conventions sociales étaient tout autres. Malheureusement , le roman était un peu long, avec un gros passage à vide en plein milieu. Et au contraire de beaucoup de lecteurs du Club, j’ai trouvé l’héroïne principale extrêmement énervante et naïve. Bien des drames auraient pu être évités si elle avait fait preuve d’un peu plus de jugeote avant de faire des blagues de mauvais goût à son entourage.

 

Les coups de coeur

Une Place à Prendre, J.K Rowling

Une Place à Prendre, J.K Rowling

Une Place à Prendre, J.K Rowling

 

Dans la petite ville anglaise de Pagford, c’est le choc : le conseiller Barry Fairbrother vient de décéder brutalement et une place s’est donc libérée au conseil municipal. Or, le moment de voter pour ou contre l’exclusion de la cité soit-disant malfamée des Champs approche, et si Barry était pour conserver cet endroit dans les limites cadastrales de Pagford, ce n’est clairement pas au goût de tout le monde.
Comme un voyeur invisible, nous suivons donc les histoires entremêlées des différents protagonistes du village, prenons connaissance de leurs noirs secrets ou de leurs fantasmes les plus fous, et assistons inéluctablement à la tragique fin qui se profile.

Ce roman de mœurs qui mêle drame et comédie fait parti de mes styles littéraires chouchou (un peu comme pour Les Chroniques de San Francisco, ma référence absolue) et je ne me suis pas ennuyée un seul instant. Au contraire, en l’ayant lu en moins d’une semaine (de vacances, certes), je peux dire que je l’ai dévoré !
On retrouve tout le talent de J.K Rowling dans les descriptions des décors et je me serais presque crue transportée dans l’idyllique Pagford tout comme j’ai déjà été transportée à Poudlard. La finesse de sa plume pour décrire les personnages est tout aussi fabuleuse. Les personnages sont drôles, entiers, caustiques et m’ont semblé totalement crédibles. Le fait que derrière la plus gentille des personnes de Pagford se dissimule tout de même une part de noirceur (avec un voisin, un ami, un membre de la famille) m’a semblé très réaliste : personne n’est parfait et vous n’êtes sans doute pas exempt de répliques cinglantes ou d’hypocrisie glaciale (moi non plus, je vous rassure ^_^)

Alors oui, on est à mille lieux de Harry Potter dans ce roman et je pense sincèrement que c’est cette simple (mais évidente) différence qui l’a desservi. Une Place à Prendre n’est clairement pas pour les enfants, des sujets durs ou d’adulte y sont abordés et on n’y est pas dans un monde merveilleux où tout se règle d’un coup de baguette magique. Mais cette histoire sur la nature humaine, le vernis des conventions sociales et du « paraitre », est tout aussi intéressante et propice à la réflexion.

Demain, j’arrête, Gilles Legardinier

Vous avez sans doute vu passer les couvertures de ces romans de Gilles Legardinier avec des chats dessus, et probablement entendu parler du succès qu’ils ont rencontré. Peut-être par snobisme, mais je me méfie toujours des romans qui rencontrent un tel succès et sont couverts d’éloges, surtout quand le pitch parle d’une nana célibataire qui a un nouveau voisin… J’ai toutefois décidé de lui laisser sa chance alors que j’étais à l’autre bout du monde, sur une plage balinaise, et que le décor était tout approprié pour une lecture pas prise de tête.

Et bien m’en a pris, parce que j’ai adoré. Ça n’est clairement pas du Zola ou du Baudelaire, mais qu’importe : j’ai ri, j’ai frissonné, j’ai encouragé cette équipe de bras cassés et de potes complètements barrés. L’histoire n’est pas très crédible, voire un peu tirée par les cheveux, mais ce bouquin a rempli l’objectif attendu : me divertir pendant les vacances.

Harry Potter et la Coupe de Feu, J.K Rowling

J’ai repris cette lecture entamée en mai (!!) et j’avais oublié à quel point ce tome est puissant. Dans la ligne des romans précédents, l’ambiance s’assombrit inéluctablement jusqu’au dénouement final. J’ai terminé de le lire fin novembre, et le livre résonne tellement avec l’actualité internationale (et l’élection de Trump, notamment) que j’en suis ressortie avec une impression de malaise véritable. J’ai hâte de me plonger dans la suite, mais j’espère que la réalité prendra une toute autre direction…

 

Avez-vous lu l’un ou l’autre de ces romans ? Partagez-vous mon avis ou en avez-vous tiré une expérience totalement différente ?

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