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Lectures #18, #19 et #20 : thrillers et BD

Lectures #18, #19 et #20 : thrillers et BD

Voici encore trois reviews de mes dernières lectures, assez éclectiques puisqu’on a du thriller, de la BD et un roman historique.

Les Anonymes, R.J Ellory

Les Anonymes, R.J Ellory

Il y a peu d’auteurs que j’aime autant que Stephen King, J.K Rowling et…R.J Ellory. Depuis que j’ai été scotchée par « Seul le Silence », c’est mon petit plaisir annuel que de mettre un autre de ses livres sur ma liste au Père Noël. Cette année, j’avais donc « Les Anonymes » dans ma Pile à Lire, et j’avoue avoir un peu tardé à le commencer, n’étant pas sûre que le sujet allait me plaire. Ses deux précédents bouquins portaient sur des thèmes qui m’intéressaient de base, que ce soit « Seul le Silence », thriller psychologique de haute volée, ou « Vendetta », épopée mafieuse sur fond cubain. Au contraire, « Les Anonymes » me semblait plus froid, avec sa plongée dans les coulisses du pouvoir américain (dont je n’ai rien à foutre)(oups, je l’ai dit)

L’histoire démarre avec le quatrième meurtre d’un potentiel serial-killer, jusqu’à ce que les enquêteurs découvrent des éléments troublants dans le passé de la victime…ou plutôt son non-passé. Rien ne remonte à plus de cinq ans, alors qui est cette femme, d’où vient-elle ? Protection des témoins ? Ou élément d’une terrible corruption du gouvernement américain ?
J’ai finalement accroché au récit grâce au formidable talent de narrateur d’Ellory, et j’ai avalé les 200 dernières pages en quelques heures. Je crois que ce mec pourrait écrire l’annuaire que je trouverais ça passionnant. Bref, ce n’est pas le roman que je préfère de cet auteur, et je vous recommande bien plus « Seul le Silence », mais « Les Anonymes » ne dénote pas dans la bibliographie de R.J Ellory.

 

Pyongyang, Guy Delisle

Pyongyang, Guy Delisle

J’ai une fascination étrange (malsaine ?) pour la Corée du Nord parce que je n’arrive pas à concevoir comment il est possible d’endoctriner un pays entier au point que personne ne se rend compte de rien. Ce n’est certainement pas la dernière fois que je vous parle d’un bouquin qui traite du sujet sur ce blog, mais cette première incursion sera d’humeur plutôt légère. « Pyongyang » est une bande dessinée autobiographique où Guy Delisle décrit son expérience de quelques semaines dans la capitale nord-coréenne. Les situations sont tantôt ubuesques, tantôt franchement drôles, souvent un peu tristes quand on y réfléchit.

J’ai toutefois un léger reproche : j’ai trouvé que le propos manquait parfois d’explications et que certaines scènes pouvaient être obscures pour quelqu’un qui ne s’intéresse absolument pas au pays. Mais rien de grave, et en dehors de quelques subtilités à côté desquelles vous risquez de passer, c’est un bouquin que je conseille fortement pour lever un tout petit bout du voile qui couvre l’un des pays (le pays ?) les plus fermés au monde.

 

Exposition Universelle de Chicago en 1893

Exposition Universelle de Chicago en 1893

J’ai beau avoir une pile (virtuelle) d’idées lecture absolument démente, il m’arrive parfois de succomber à l’impulsivité d’une suggestion sur Reddit et de quitter le boulot un peu plus tôt exprès pour pouvoir passer à la médiathèque. C’est comme ça que je me suis retrouvée avec « Le Diable dans la Ville Blanche », d’Erik Larson, dans les mains. Ce livre est apparemment un best-seller aux Etats-Unis, vendu à plus de 2 millions d’exemplaires et Léo DiCaprio a même acheté les droits d’adaptation. Je dois avouer que je trouve ce succès très étonnant pour un roman historique, qui raconte les histoires entremêlées de la mise en place de l’Exposition Universelle de Chicago en 1893 et les méfaits sordides d’un tueur en série, H.H Holmes (qui inspirera d’ailleurs très fortement le personnage de March dans la saison 5 d’American Horror Story) qui vit à deux pas du lieu de l’Exposition.

J’adore le XIXème siècle, l’évolution de la société à cette époque, les renouveaux architecturaux, la Révolution Industrielle et l’Histoire en général. J’ai donc trouvé intéressant ce récit qui porte essentiellement sur la mise en place d’une Expo Universelle dont le but est de surpasser la précédente : Paris et sa fameuse Tour Eiffel. Mais je doute que le sujet passionne le grand public, d’autant qu’un bon tiers du roman décrit les innombrables réunions et retardements qui jalonnent le projet avant même la construction effective. Je dois également prévenir que si on suit les traces de Holmes, ne vous attendez ni à une profusion de détails sordides (on comprendra tout au plus que telle femme a « disparu »), ni à une réelle enquête policière, celle ci étant narrée à la toute fin du récit et un peu bâclée à mon goût. La faute à l’Histoire, puisque le livre étant basé sur des faits réels, l’enquête n’a réellement eu lieu qu’après coup.

Ces mises en garde énoncées, on pourrait croire que je n’ai pas vraiment aimé ce roman alors que c’est exactement l’inverse qui s’est produit ! J’ai adoré connaitre par le menu la façon de concevoir et réaliser ces gigantesques bâtiments destinés à abriter l’Exposition Universelle, à l’époque des premiers gratte-ciels où les hommes repoussaient littéralement les limites de ce qu’ils savaient faire. J’ai aimé frissonner en lisant le détail des malversations et manipulations de Holmes et en imaginant la façon dont était construit son « château », cet horrible endroit où il torturait ses victimes et où il avait même fait installer un four crématoire. De plus, le roman est écrit de façon très fluide, en courts chapitres alternant passages sur l’Expo et passages sur Holmes, de sorte qu’on ne se lasse pas.
C’est donc un roman passionnant, pas tellement policier mais plutôt historique à mon sens, dont je recommande chaudement la lecture si vous êtes intéressés par les thèmes abordés (sinon, vous allez vous faire chier, je vous le dis clairement). Inutile de vous dire que pour moi, Erik Larson figure désormais sur ma (longue) liste d’auteurs dont je dois lire d’autres ouvrages, probablement « Dans le jardin de la bête » où on suit l’histoire du premier ambassadeur américain et sa famille… dans l’Allemagne nazie.

 

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