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Lecture #8 : « Geisha », Arthur Golden

Lecture #8 : « Geisha », Arthur Golden

Lecture #8 : « Geisha », Arthur Golden

J’avais entendu tellement d’éloges sur Geisha, d’Arthur Golden, que j’ai longtemps hésité à le lire. J’avais peur d’être déçue et que mes illusions au sujet de cet univers aussi mystérieux que fascinant soient brisées ou salies. Et c’était encore plus le cas depuis notre voyage au Japon, où nous avions assisté au Miyako Odori, la Danse des Cerisiers, qui m’avait tant enchantée.

Alors, Geisha, déception ou révélation ?

Geisha, Arthur Golden

Geisha, Arthur Golden

Mais avant de vous livrer mon avis, de quoi parle ce bouquin ? Et bien Geisha raconte l’histoire de la petite Sayuri, une enfant de 9 ans aux magnifiques yeux gris, vendue par son père à une maison de geishas à Kyoto, alors que sa mère est mourante.
On suit alors la vie de Sayuri, de servante à geisha, entre manigances et manipulations de geishas davantage populaires pour assurer ou défaire ses succès, depuis la fin des années 1920 jusqu’après la Seconde Guerre Mondiale.

Je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps, car j’aurais du mal à cacher que j’ai adoré ce livre.
Alors oui, c’est romancé. Et la mise aux enchères de la virginité de la geisha, ainsi que son entretien en échange de relations sexuelles n’est peut être pas avérée. Ou systématique.
Et oui, c’est une bête histoire de Cendrillon qui attend son prince. Sayuri et son prince charmant (je n’en dis pas plus sur l’identité de la personne pour ne pas spoiler ;)) sont énervants à passer des années à se tourner autour sans s’avouer leurs sentiments, jusqu’à l’heureux (forcément) dénouement final.

Mais justement, j’ai trouvé que l’auteur parvenait à retranscrire la culture japonaise sans trop la dénaturer. Je ne prétends pas connaitre les mœurs japonais sur le bout des doigts, mais la réserve et surtout lorsqu’il s’agit de sentiments amoureux, est bien une caractéristique japonaise. C’est quelque chose qu’on retrouve notamment dans Ni d’Eve, Ni d’Adam, d’Amélie Nothomb.
J’ai également été bluffée par la connaissance de l’auteur sur les coutumes des geishas, que ce soit au niveau des composants du maquillage à l’époque, des pièces composants leurs tenues, et des différences entre les apprenties et les geishas (qu’une japonaise de Kyoto nous avait justement détaillées lors de notre voyage).

Ce roman est merveilleusement documenté, et pour moi qui suit intéressée à la fois par le Japon, et par le début du XXème siècle, ce livre était absolument fantastique. Je ne peux que le conseiller si le sujet vous intéresse, en gardant à l’esprit que ça reste une fiction. Peut être basée sur des faits réels, mais une fiction quand même 😉

 

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